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Psychose maniaco-dépressive

Publié le 20.07.2021 - Henri Frédéric Chabannes

 

Une psychose maniaco-dépressive, que l’on appelle aussi trouble bipolaire est une maladie psychiatrique qui touche environ 1% de la population. Elle se caractérise par des phases de grande excitation (maniaques) et des phases de profonde tristesse et de mélancolie (dépressives). Ce type de trouble nécessite d’être accompagné tout au long de la vie aussi bien par des professionnels du corps médical, qu’un psychologue durant certaines périodes, mais aussi les proches de la personne touchée. Très invalidant, ce trouble peut avoir de graves conséquences, c’est pourquoi il est indispensable qu’il soit bien pris en charge. 

Comprendre la psychose maniaco-dépressive

Une psychose maniaco-dépressive est un trouble de l’humeur, autrement appelé trouble bipolaire, qui se distingue en deux phases. La première phase est la phase dite maniaque qui va pouvoir être reconnue comme une phase d’hyperactivité. Le patient sera excité, jovial, volubile et exalté de façon anormale. Il pourra vivre dans un lieu de vie très en désordre, avec un contact très familier avec toutes les personnes qu’il rencontre, avoir des pensées désordonnées, effectuer des dépenses importantes et prendre des décisions sur un coup de tête. Il ne s’agit ici que d’exemples de ce que l’on peut percevoir durant cette phase puisqu’elle sera différente d’une personne à l’autre.

La seconde phase de la psychose maniaco-dépressif est donc la phase dépressive. Durant cette phase, la personne pourra se trouver dans un état amorphe, d’apathie de tristesse et aura du mal à effectuer des activités du quotidien. Cette seconde phase est en fait complètement à l’opposé de la première ce qui fait une très grande disparité entre ces deux états distincts. La seconde phase est à ne pas confondre avec une dépression qui est un trouble qui sera à accompagner très différemment. 

La psychose maniaco-dépressif est classée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme faisant partie des 10 pathologies les plus invalidantes. Elle se présente généralement chez l’adolescent ou le jeune adulte et nécessite d’être accompagnée tout au long de la vie. Hormis l’inconfort de vie en conséquence de ce trouble, le risque majeur est la tentative de suicide puisque l’on en compte au moins une chez un patient sur deux. Il est donc capital de pouvoir accompagner les personnes souffrant de psychose maniaco-dépressif comme il se doit.

Le rôle des professionnels

La psychose maniaco-dépressive se doit d’être absolument accompagnée par des professionnels de santé, tels que des psychologues, qui auront notamment pour rôle tout d’abord de diagnostiquer le trouble puis de mettre en place un traitement adéquat et d’en faire le suivi tout au long de la vie du patient. L’état du patient étant variable d’une période à l’autre, il est capital que le suivi mis en place et notamment au niveau psychiatrique puisse être réactif et adapté à celui ou celle à qui il s’adresse. 

Il est aussi tout à fait possible d’opter pour une psychothérapie afin de compléter l’accompagnement médical mis en place. Cette approche viendra en soutien du travail réalisé par le psychiatre et le reste du corps médical notamment pour donner la possibilité au patient de disposer d’un espace de parole libre au sein duquel se confier lorsqu’il le souhaite. 

Le rôle des proches

Le rôle des proches de la personne souffrant d’un trouble de la bipolarité est aussi très important. On parle notamment de psycho-éducation afin de s’assurer que les personnes les plus proches du patient comprennent bien le trouble rencontré et les enjeux qui y sont liés afin de pouvoir se montrer présents et agir dans l’intérêt du patient par exemple en alertant le corps médical lorsque des difficultés supplémentaires sont rencontrées ou lorsque l’on constatera un changement d’état. Qui plus est, la compréhension du trouble de la part des proches sera le meilleur moyen pour eux aussi de vivre plus facilement cette maladie. Les proches du patient pourront aussi se tourner vers un accompagnement psychologique s’ils le souhaitent. 

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